• Musique

    you should see me in a crown» par Billie Eilish

    Trinity s’est reconvertie dans la danse

    Bite my tongue, bide my time
    Je mords ma langue, j’attends mon heure
    Wearing a warning sign
    Portant un panneau d’avertissement
    Wait ’til the world is mine
    J’attends jusqu’à ce que le monde soit mien
    Visions I vandalize
    Visions que je saccage
    Cold in my kingdom size
    Froide dans l’ampleur de mon royaume
    Fell for these ocean eyes
    J’ai craqué pour ces yeux océan

    (Chorus:)
    You should see me in a crown

    Tu devrais me voir avec une couronne
    I’m gonna run this nothing town
    Je vais diriger cette foutue ville
    Watch me make ’em bow
    Regarde-moi les faire s’incliner
    One by one by one
    Un par un
    One by one by
    Un par un
    You should see me in a crown
    Tu devrais me voir avec une couronne
    Your silence is my favorite sound
    Ton silence est mon son préféré
    Watch me make ’em bow
    Regarde-moi les faire s’incliner
    One by one by one
    Un par un
    One by one by one
    Un par un

     

    Count my cards, watch them fall
    Je compte mes cartes, les regarde tomber
    Blood on a marble wall
    Sang sur le mur de marbre
    I like the way they all
    J’aime la façon dont tous
    Scream
    Crient
    Tell me which one is worse
    Dis-moi lequel est le pire
    Living or dying first
    Vivant ou mort en premier
    Sleeping inside a hearse
    Dormant dans un corbillard
    I don’t dream
    Je ne rêve pas

    You say
    Tu dis
    Come over baby
    Viens par là chérie
    I think you’re pretty
    Je pense que tu es mignonne
    I’m okay
    Ça va
    I’m not your baby
    Je ne suis pas ta chérie
    If you think I’m pretty
    Si tu penses que je suis mignonne

    (Chorus)

    Crown
    Couronne
    I’m gonna run this nothing town
    Je vais diriger cette foutue ville
    Watch me make ’em bow
    Regarde-moi les faire s’incliner
    One by one by one
    Un par un
    One by one by
    Un par un
    You should see me in a crown
    Tu devrais me voir avec une couronne
    Your silence is my favorite sound
    Ton silence est mon son préféré
    Watch me make ’em bow
    Regarde-moi les faire s’incliner
    One by one by one
    Un par un
    One by one by one
    Un par un

  • Musique

    Les Nuits D’Une Demoiselle

    Colette Renard

    Que c’est bon d’être demoiselle
    Car le soir dans mon petit lit
    Quand l’étoile Vénus étincelle
    Quand doucement tombe la nuit

    Je me fais sucer la friandise
    Je me fais caresser le gardon
    Je me fais empeser la chemise
    Je me fais picorer le bonbon

    Je me fais frotter la péninsule
    Je me fais béliner le joyau
    Je me fais remplir le vestibule
    Je me fais ramoner l’abricot

    Je me fais farcir la mottelette

    Je me fais couvrir le rigondonne
    Je me fais gonfler la mouflette
    Je me fais donner le picotin

    Je me fais laminer l’écrevisse
    Je me fais foyer le cœur fendu
    Je me fais tailler la pelisse
    Je me fais planter le mont velu

    Je me fais briquer le casse-noisettes
    Je me fais mamourer le bibelot
    Je me fais sabrer la sucette
    Je me fais reluire le berlingot

    Je me fais gauler la mignardise
    Je me fais rafraîchir le tison
    Je me fais grossir la cerise
    Je me fais nourrir le hérisson

    Je me fais chevaucher la chosette
    je me fais chatouiller le bijou
    Je me fais bricoler la cliquette
    Je me fais gâter le matou

    Et vous me demanderez peut-être
    Ce que je fais le jour durant
    Oh! cela tient en peu de lettres
    Le jour , je baise, tout simplement

     

     
     
  • Musique

    Le Paradis

     

     

     Le Paradis

    par Corneille

    Et si le bout de mes rêves, mes rêves
    N’était qu’un bout de toi
    Et si au bout des tes lèvres, tes lèvres
    Renaissait un autre moi
    Et si le bonheur qui me fait perdre haleine
    N’était pas plus que ça
    Et si l’amour avec toi, avec toi c’était ça
    Le coup d’oeil à l’au delà
    Et si on n’a que la vie
    Qu’est ce qu’on attend allumons le feu
    Et si on n’est que la nuit
    Je fais de nous mon dernier vœux
    Tu n’as qu’à dire un mot
    Prends le temps qu’il faut

    Et si c’était toi mon paradis

    Et si c’était moi ton paradis
    Quand on fait ensemble, nous sommes, nous sommes indéfinis
    Je sais qu’ensemble nous sommes, nous sommes notre infini
    Et si c’était ça, le paradis

    Et si dans le fond de tes yeux se révélait un fond de moi
    Et si dans le chaud de ton corps je retrouvais enfin la foi
    Et si le malheur lui seul dit que tu ne me remarques pas
    De quoi aurais-je peur maintenant, maintenant
    Je le sais, je le sais que tu ne vois que moi
    Tu n’as qu’à dire un mot
    Prends le temps qu’il te faut


    Et si c’était toi mon paradis
    Et si c’était moi ton paradis
    Quand on fait ensemble, nous sommes, nous sommes indéfinis
    Je sais qu’ensemble nous sommes, nous sommes notre infini
    Et si c’était ça, le paradis

     

     
     
  • Musique

    SCYLLA-RÉPONDEZ-MOI

    [Couplet 1]
    Est-ce que toi aussi tu as cette impression étrange de frôler l’invisible ?
    Que ton inexistence pour les autres est implicite ?
    Est-ce que tu penses à te sauver loin d’ici ?
    Parce que personne ne te comprend même dans les choses les plus simplissimes
    Est-ce que tu sens le vide faire les cent pas autour de toi ?
    Te dire que si tu es sensible, tu porteras une lourde croix !
    Est-ce que tu sais pourtant qu’ailleurs ce ne serait pas mieux ?
    Parce que où que tu sois ou ailles tes démons te rejoignent
    Alors tu restes là, à compter les peut-être…
    A ne devenir finalement que l’ombre de ce que tu peux être
    Alors tu passes ton temps à te retenir
    A partir tellement loin de toi que tu ne sais plus comment y revenir…[Refrain]
    Hè !? Est-ce que je suis seul dans ce cas ?
    Pourquoi tous ces gens me passent devant la gueule sans me voir ?
    Psst ! Hè ! Ho ! Hè ! Ici, il fait très sombre !
    Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Si oui, qu’il me réponde !
    Est-ce que je suis seul dans ce cas ?
    Ne vous gênez pas ! Dites le moi !
    Je n’aurai pas peur dans ce noir !
    Non. J’ai cette aptitude à ne croiser que de pâles lueurs
    Oui, j’ai l’habitude, mais dites-moi que je ne suis pas le seul
    Dites-moi que je ne suis pas le seul. Psst ! Est-ce qu’il y a quelqu’un ?
    Répondez-moi ![Couplet 2]
    Psst ! Hè ! Est-ce que des fois tu sens que la violence te serre contre elle ?
    Tu te regardes et te demandes à quoi ça sert qu’on t’aime
    Est-ce que tu sais que tu n’arrêtes pas d’en décevoir ?
    Mais que tu as donné tellement de toi que tu n’es plus capable de recevoir
    Est-ce que tu le sens ? Cet abîme qui te sépare des autres ?
    Cet épicentre émotionnel qui te déplace les côtes ?
    Est-ce que tu subis ça ? Hein ?
    Est-ce que tu sens ce quelque chose de plus dans ce monde pour lequel la science ne suffit pas ?
    Est-ce que tu tentes de l’atteindre ? Est-ce que ça te défonce ? De savoir dès le départ
    Qu’ici personne n’aura les bonnes réponses
    Mais tu ne peux pas t’empêcher de perdre pied
    Parce qu’au plus tu les repousses au plus ces questions reviennent te chercher
    T’est-il arrivé de préméditer un meurtre ?
    Et rien que d’y penser, en frissonner de plaisir…
    Te sentir terrifié d’un cœur, qui te fait mal tant il se serre quand il est rongé par le désir !

    [Refrain]

    [Couplet 3]
    Si quelqu’un m’entend qu’il me réponde tout de suite
    Cette solitude me bousille, j’y croupis depuis douze piges
    Un tout petit signe, rien de plus qu’un oubli
    Un regard, une parole, un coup de cil, ou même un soupir !
    Je ne demande pas grand-chose. Juste de savoir
    Juste que cette solitude s’arrête un jour de s’accroître
    En attendant je me plais à croire que l’on est tous les mêmes
    Chacun ses plaies ouvertes mais on ne pense qu’à recoudre les siennes
    Alors on s’isole, on se soigne du gros
    Parce qu’on a peur de les rouvrir, on en parle plus trop
    Alors on passe son temps à se retenir…
    À partir tellement loin des autres que l’on ne sait plus comment y revenir

    [Refrain 2]
    Non, je ne suis pas seul dans ce cas !
    Alors pourquoi est-ce qu’on se passe devant la gueule sans se voir ?
    Pssst ! Hè ! Ho ! Hè !? Je vous vois ! Même s’il fait très sombre
    Alors pourquoi n’y a-t-il personne qui me réponde ?
    Non, tu n’es pas seul dans ce cas
    Parle-moi, parle-lui. Pourquoi tu gueules sans voix ? Hein ?
    Tu as cette aptitude à ne croiser que de pâles lueurs
    Tu en as l’habitude, oui. Mais dis-toi que tu n’es pas le seul
    Dites-lui qu’il n’est pas le seul
    Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Répondez-moi !
  • Musique

    SCYLLA-QUI SUIS-JE ?

     

    [Intro]

    Qui suis-je ?

    [Couplet unique]

    Je ne suis qu’un homme dans la masse que les hautes classes abusent
    Une sorte d’esclave mais m’asseoir sur un trône ne me parle pas plus
    C’est ma place, je l’assume
    J’espère un soulèvement des faibles de tout mon cœur
    Comme si j’étais le môme à Spartacus
    Que ma chair serve d’aide à trouver ce pont qui parte de la terre vers le ciel
    Que le traverse même mes ennemis
    J’ai l’impression étrange d’avoir été présent lors de la dernière Cène
    Je lutte… Et même si l’étreinte est horrible
    Je donne ma vie pour sauver celle des miens, Vercingétorix
    J’allie précision des frappes aux forces de l’Esprit, pas au vide
    Mon âme habitait peut-être le corps d’un maître Shaolin, qui sait…
    Qui sait qui je suis et d’où je viens
    Je ne suis peut-être pas ce que je semble être
    En tous cas jusqu’ici tout se tient…
    J’entends encore le chant de mes frères, les fouets, les bruits de vagues
    L’éclat des chaînes qui se brisent, puis…
    Le cri jouissif des bourreaux devenus victimes dans les entrailles de l’Amistad
    Je sens que dans mes veines le sang de toutes les victimes coule
    Quand Gilles saigne, le chant du viking s’ouvre
    Je déterre la hache de guerre pour défendre une terre sacrée
    J’écris tous mes textes avec une plume à Sitting Bull
    Et j’aime ce qui est caché
    Parce que je sais que souvent le Verbe de l’Esprit se déguise
    Et si je cherche à le démasquer, c’est peut-être qu’il y a des siècles
    J’étais parmi les disciples d’Hermès Trismégiste
    J’ai dû en perdre du grade
    Je n’ai rien d’un chevalier mais je suis en quête du Graal
    C’est que mon cœur n’était peut-être pas si pur
    En attendant je crois que c’est dans ma gorge que se planque Excalibur
    Mais je chanterai l’Amour même si ma terre prend feu
    Puisque l’Invisible garde toute vie
    J’attendrai mon retour, je veux disparaître en Dieu
    En moi résonne la voix de grands mystiques d’Andalousie
    Mais d’où me viennent ces mots ? D’où ? D’où me viennent ces souvenirs ?
    D’où me viennent ces goûts ? D’où ? D’où me viennent ces soupirs ?
    D’où me viennent ces routes ? Les sens ? Qui suivre ?
    D’où viennent ces doutes ? D’où ? De quand ? Qui suis-je ?

    [Outro]Comme toi je ne suis peut-être pas ce que je semble être
    Je me croyais différent des autres mais cette enveloppe charnelle n’est qu’un masque
    Je porte en moi les chromosomes de l’Humanité entière

  • Musique

    Salut Le Grand Michel

    Les moulins de mon cœur

     

    Laids moud l’un démon co heurt

     

     

    Comme une pierre que l´on jette
    Dans l´eau vive d´un ruisseau
    Et qui laisse derrière elle
    Des milliers de ronds dans l´eau
    Comme un manège de lune
    Avec ses chevaux d´étoiles
    Comme un anneau de Saturne
    Un ballon de carnaval
    Comme le chemin de ronde
    Que font sans cesse les heures
    Le voyage autour du monde
    D´un tournesol dans sa fleur
    Tu fais tourner de ton nom
    Tous les moulins de mon cœur
    Comme un écheveau de laine
    Entre les mains d´un enfant
    Ou les mots d´une rengaine
    Pris dans les harpes du vent
    Comme un tourbillon de neige
    Comme un vol de goélands
    Sur des forêts de Norvège
    Sur des moutons d´océan
    Comme le chemin de ronde
    Que font sans cesse les heures
    Le voyage autour du monde
    D´un tournesol dans sa fleur
    Tu fais tourner de ton nom
    Tous les moulins de mon cœur
    Ce jour-là près de la source
    Dieu sait ce que tu m´as dit
    Mais l´été finit sa course
    L´oiseau tomba de son nid
    Et voila que sur le sable
    Nos pas s´effacent déjà
    Et je suis seul à la table
    Qui résonne sous mes doigts
    Comme un tambourin qui pleure
    Sous les gouttes de la pluie
    Comme les chansons qui meurent
    Aussitôt qu´on les oublie
    Et les feuilles de l´automne
    Rencontre des ciels moins bleus
    Et ton absence leur donne
    La couleur de tes cheveux
    Une pierre que l´on jette
    Dans l´eau vive d´un ruisseau
    Et qui laisse derrière elle
    Des milliers de ronds dans l´eau
    Au vent des quatre saisons
    Tu fais tourner de ton nom
    Tous les moulins de mon cœur

     

  • Musique

    Jean-Christophe et la musique

    Jean-Christophe et la musique

    Gens Christ off et la muse du hic, celui qui apprend à lire la matrice sur le chemin vers le Christ on (Cri Stone). Pierre qui roule n’amasse pas mousse, mais le chemin est truffé d’embûches et la couronne tressée d’épines. La partition est faite d’envolées, de pleins (de plaintes), et de déliés (dès liés en sont jetés), d’abîmes sans fond, les montagnes Russes à escalader lentement mais sûrement. Attention le sommet n’est pas le but, juste le met, le repas de la somme de nos maux mis en mots. L’Alpha et l’omega de l’homme méga qui ne pourra éviter chacune des touches du clavier du Père, sur lequel chacun se doit d’interpréter avec Brio (BRI du haut) sa partition (sa part de zion). Un travail de longue haleine (all haine) jusqu’à faire se rejoindre les deux rives séparées par l’immense fleuve transportant tous nos déchets, nos rebuts. Alors à nos rébus pour ne plus boire la tasse, noyés, submergés par nos mémoires débordantes. Ouvrons les vannes, mais ne faisons pas dans la vanne gratuite, ou ayons le courage de la tourner à juste titre vers son envoyeur comme un effet boomerang. (Le boom range chacun à sa place, chacun son rang). Ne te ménage pas à faire ton ménage. Ce qui mène ton âge et encombre tes placards débordants de fantômes et de squelettes qu’il est temps de libérer.

    Extrait Tome I (L’aube) de Romain Rolland

    Christophe, avec la légèreté cruelle de l’enfance, partageait le dédain de son père et de son grand-père pour le petit marchand. Il s’en divertissait comme d’un objet comique ; il le harcelait de taquineries stupides, que l’autre supportait avec son inaltérable tranquillité. Christophe l’aimait cependant, sans bien s’en rendre compte. Il l’aimait d’abord comme un jouet docile, dont on fait ce qu’on veut. Il l’aimait aussi parce qu’il y avait toujours quelque chose de bon à attendre de lui : une friandise, une image, une invention amusante.

    Le retour du petit homme était une joie pour les enfants ; car il leur faisait toujours quelque surprise. Si pauvre qu’il fût, il trouvait moyen d’apporter un souvenir à chacun ; et il n’oubliait la fête d’aucun de la famille. On le voyait arriver ponctuellement aux dates solennelles ; et il tirait de sa poche quelque gentil cadeau, choisi avec cœur. On y était si habitué qu’on songeait à peine à le remercier : il paraissait suffisamment payé par le plaisir qu’il avait à l’offrir. Mais Christophe, qui ne dormait pas très bien, et qui, pendant la nuit, ressassait dans son cerveau les événements de la journée, réfléchissait parfois que son oncle était très bon ; il lui venait pour le pauvre homme des effusions de reconnaissance, dont il ne lui montrait rien, une fois le jour venu, parce qu’alors il ne pensait plus qu’à se moquer. Il était d’ailleurs trop petit encore pour attacher à la bonté tout son prix : dans le langage des enfants, bon et bête sont presque synonymes ; et l’oncle Gottfried (La paix de D’yeux) en semblait la preuve vivante.

    Un soir que Melchior dînait en ville, Gottfried, resté seul dans la salle du bas, tandis que Louisa couchait les deux petits, sortit, et alla s’asseoir à quelques pas de la maison, au bord du fleuve. Christophe l’y suivit par désœuvrement ; et, comme d’habitude, il le persécuta de ses agaceries de jeune chien, jusqu’à ce qu’il fût essoufflé et se laissât rouler sur l’herbe à ses pieds. Couché sur le ventre, il s’enfonça le nez dans le gazon. Quand il eut repris haleine, il chercha quelque nouvelle sottise à dire, et, l’ayant trouvée, il la cria, en se tordant de rire, la figure toujours enfouie en terre. Rien ne lui répondit. Étonné de ce silence, il leva la tête, et s’apprêta à redire son bon mot. Son regard rencontra le visage de Gottfried, éclairé par les dernières lueurs du jour qui s’éteignait, dans des vapeurs dorées. Sa phrase lui resta dans la gorge. Gottfried souriait, les yeux à demi fermés, la bouche entr’ouverte ; et sa figure souffreteuse était d’un sérieux indicible. Christophe, appuyé sur les coudes, se mit à l’observer. La nuit venait ; la figure de Gottfried s’effaçait peu à peu. Le silence régnait. Christophe fut pris à son tour par les impressions mystérieuses qui se reflétaient sur le visage de Gottfried. La terre était dans l’ombre, et le ciel était clair : les étoiles naissaient. Les petites vagues du fleuve clapotaient sur la rive. L’enfant s’engourdissait ; il mâchait, sans les voir, de petites tiges d’herbes. Un grillon criait près de lui. Il lui semblait qu’il allait s’endormir… Brusquement, dans l’obscurité, Gottfried chanta. Il chantait d’une voix faible, voilée, comme intérieure ; on n’aurait pu l’entendre à vingt pas. Mais elle avait une sincérité émouvante ; on eût dit qu’il pensait tout haut, et qu’au travers de cette musique, comme d’une eau transparente, on pût lire jusqu’au fond de son cœur. Jamais Christophe n’avait entendu chanter ainsi. Et jamais il n’avait entendu une pareille chanson. Lente, simple, enfantine, elle allait d’un pas grave, triste, un peu monotone, sans se presser jamais, – avec de longs silences, – puis se remettait en route, insoucieuse d’arriver, et se perdait dans la nuit. Elle semblait venir de très loin, et allait on ne sait où. Sa sérénité était pleine de trouble ; et, sous sa paix apparente, dormait une angoisse séculaire. Christophe ne respirait plus, il n’osait faire un mouvement, il était tout froid d’émotion. Quand ce fut fini, il se traîna vers Gottfried, et, la gorge serrée :

    Oncle !… demanda-t-il.

    Gottfried ne répondit pas.

    Oncle ! répéta l’enfant, en posant ses mains et son menton sur les genoux de Gottfried.

    La voix affectueuse de Gottfried dit :

    Mon petit…

    Qu’est-ce que c’est, oncle ? Dis ! Qu’est-ce que tu as chanté ?

    Je ne sais pas.

    Dis ce que c’est !

    Je ne sais pas. C’est une chanson.

    C’est une chanson de toi ?

    Non, pas de moi ! quelle idée !… C’est une vieille chanson.

    Qui l’a faite ?

    On ne sait pas…

    Quand ?

    On ne sait pas…

    Quand tu étais petit ?

    Avant que je fusse au monde, avant qu’y fût mon père, et le père de mon père, et le père du père de mon père… Cela a toujours été.

    Comme c’est étrange ! Personne ne m’en a jamais parlé.

    Il réfléchit un moment :

    Oncle, est-ce que tu en sais d’autres ?

    Oui.

    Chante une autre, veux-tu ?

    Pourquoi chanter une autre ? Une suffit. On chante, quand on a besoin de chanter, quand il faut qu’on chante. Il ne faut pas chanter pour s’amuser.

    Mais pourtant, quand on fait de la musique ?

    Ce n’est pas de la musique.

    Le petit resta pensif. Il ne comprenait pas très bien. Cependant, il ne demanda pas d’explications : c’est vrai, ce n’était pas de la musique, de la musique comme les autres. Il reprit :

    Oncle, est-ce que toi, tu en as fait ?

    Quoi donc ?

    Des chansons !

    Des chansons ? oh ! comment est-ce que j’en ferais ? Cela ne se fait pas.

    L’enfant insistait avec sa logique habituelle :

    Mais, oncle, cela a été fait pourtant une fois…

    Gottfried secouait la tête avec obstination :

    Cela a toujours été.

    L’enfant revenait à la charge :

    Mais, oncle, est-ce qu’on ne peut pas en faire d’autres, de nouvelles ?

    Pourquoi en faire ? Il y en a pour tout. Il y en a pour quand tu es triste, et pour quand tu es gai ; pour quand tu es fatigué, et que tu penses à la maison qui est loin ; pour quand tu te méprises, parce que tu as été un vil pécheur, un ver de terre ; pour quand tu as envie de pleurer, parce que les gens n’ont pas été bons avec toi ; et pour quand tu as le cœur joyeux, parce qu’il fait beau et que tu vois le ciel de Dieu, qui, lui, est toujours bon, et qui a l’air de te rire… Il y en a pour tout, pour tout. Pourquoi est-ce que j’en ferais ?

    Pour être un grand homme ! dit le petit, tout plein des leçons de son grand-père et de ses rêves naïfs.

    Gottfried eut un petit rire doux. Christophe, un peu vexé, demanda :

    Pourquoi ris-tu ?

    Gottfried dit :

    Oh ! moi, je ne suis rien.

    Et, caressant la tête de l’enfant, il demanda :

    Tu veux donc être un grand homme, toi ?

    Oui, répondit fièrement Christophe.

    Il croyait que Gottfried allait l’admirer. Mais Gottfried répondit :

    Pourquoi faire ?

    Christophe fut interloqué. Après avoir cherché, il dit :

    Pour faire de belles chansons !

    Gottfried rit de nouveau, et dit :

    Tu veux faire des chansons, pour être un grand homme ; et tu veux être un grand homme, pour faire des chansons. Tu es comme un chien qui tourne après sa queue.

    Christophe fut très froissé. À tout autre moment, il n’eût pas supporté que son oncle, dont il avait l’habitude de se moquer, se moquât de lui à son tour. Et, en même temps, il n’eût jamais pensé que Gottfried pût être assez intelligent pour l’embarrasser par un raisonnement. Il chercha un argument, ou une impertinence à lui répondre, et ne trouva rien. Gottfried continuait.

    Quand tu serais grand, comme d’ici à Coblentz, jamais tu ne feras une seule chanson.

    Christophe se révolta :

    Et si je veux en faire !…

    Plus tu veux, moins tu peux. Pour en faire, il faut être comme eux. Écoute…

    La lune s’était levée, ronde et brillante, derrière les champs. Une brume d’argent flottait au ras de terre, et sur les eaux miroitantes. Les grenouilles causaient, et l’on entendait dans les prés la flûte mélodieuse des crapauds. Le trémolo aigu des grillons semblait répondre au tremblement des étoiles. Le vent froissait doucement les branches des aulnes. Des collines au-dessus du fleuve, descendait le chant fragile d’un rossignol.

    Qu’est-ce que tu as besoin de chanter ? soupira Gottfried, après un long silence… (On ne savait pas s’il se parlait à lui-même, ou à Christophe)… Est-ce qu’ils ne chantent pas mieux que tout ce que tu pourras faire ?

    Christophe avait bien des fois entendu tous ces bruits de la nuit. Mais jamais il ne les avait entendus ainsi. C’est vrai : qu’est-ce qu’on avait besoin de chanter ?… Il se sentait le cœur gonflé de tendresse et de chagrin. Il aurait voulu embrasser les prés, le fleuve, le ciel, les chères étoiles. Et il était pénétré d’amour pour l’oncle Gottfried, qui lui semblait maintenant le meilleur, le plus intelligent, le plus beau de tous. Il pensait combien il l’avait mal jugé ; et il pensait que l’oncle était triste, parce que Christophe le jugeait mal. Il était plein de remords. Il éprouvait le besoin de lui crier : « Oncle, ne sois plus triste, je ne serai plus méchant ! Pardonne-moi, je t’aime bien ! » Mais il n’osait pas. – Et tout d’un coup, il se jeta dans les bras de Gottfried ; mais sa phrase ne voulait pas sortir ; il répétait seulement : « Je t’aime bien ! » et il l’embrassait passionnément. Gottfried, surpris et ému, répétait : « Et quoi ? Et quoi ? » et il l’embrassait aussi. – Puis il se leva, lui prit la main, et dit : « Il faut rentrer. » Christophe revenait, triste que l’oncle n’eût pas compris. Mais, comme ils arrivaient à la maison, Gottfried lui dit : « D’autres soirs, si tu veux, nous irons encore entendre la musique du bon Dieu, et je te chanterai d’autres chansons. » Et quand Christophe l’embrassa, plein de reconnaissance, en lui disant bonsoir, il vit bien que l’oncle avait compris.

    Depuis lors, ils allaient souvent se promener ensemble, le soir ; et ils marchaient sans causer, le long du fleuve, ou à travers les champs. Gottfried fumait sa pipe lentement, et Christophe lui donnait la main, un peu intimidé par l’ombre. Ils s’asseyaient dans l’herbe ; et, après quelques instants de silence, Gottfried lui parlait des étoiles et des nuages ; il lui apprenait à distinguer les souffles de la terre et de l’air et de l’eau, les chants, les cris, les bruits du petit monde voletant, rampant, sautant ou nageant, qui grouille dans les ténèbres, et les signes précurseurs de la pluie et du beau temps, et les instruments innombrables de la symphonie de la nuit. Parfois Gottfried chantait des airs tristes ou gais, mais toujours de la même sorte ; et toujours Christophe retrouvait à l’entendre le même trouble. Jamais il ne chantait plus d’une chanson par soir ; et Christophe avait remarqué qu’il ne chantait pas volontiers, quand on le lui demandait ; il fallait que cela vînt de lui-même, quand il en avait envie. On devait souvent attendre longtemps, sans parler ; et c’était au moment où Christophe pensait : « Voilà ! il ne chantera pas ce soir… », que Gottfried se décidait.

    Un soir que Gottfried ne chantait décidément pas, Christophe eut l’idée de lui soumettre une de ses petites compositions, qui lui donnaient à faire tant de peine et d’orgueil. Il voulait lui montrer quel artiste il était. Gottfried l’écouta tranquillement ; puis il dit :

    Comme c’est laid, mon pauvre Christophe !

    Christophe en fut si mortifié qu’il ne trouva rien à répondre. Gottfried reprit, avec commisération :

    Pourquoi as-tu fait cela ? C’est si laid ! Personne ne t’obligeait à le faire.

    Christophe protesta, rouge de colère :

    Grand-père trouve ma musique très bien, cria-t-il.

    Ah ! fit Gottfried, sans se troubler. Il a raison sans doute. C’est un homme bien savant. Il se connaît en musique. Moi, je ne m’y connais pas…

    Et, après un moment :

    Mais je trouve cela très laid.

    Il regarda paisiblement Christophe, vit son visage dépité, sourit, et dit :

    As-tu fait d’autres airs ? Peut-être j’aimerai mieux les autres que celui-ci.

    Christophe pensa qu’en effet ses autres airs effaceraient l’impression du premier ; et il les chanta tous. Gottfried ne disait rien ; il attendait que ce fût fini. Puis, il secoua la tête, et dit avec une conviction profonde :

    C’est encore plus laid.

    Christophe serra les lèvres ; et son menton tremblait : il avait envie de pleurer. Gottfried, comme consterné lui-même, insistait :

    Comme c’est laid !

    Christophe, la voix pleine de larmes, s’écria :

    Mais enfin, pourquoi est-ce que tu dis que c’est laid ?

    Gottfried le regarda avec ses yeux honnêtes :

    Pourquoi ?… Je ne sais pas… Attends… C’est laid… d’abord parce que c’est bête… Oui, c’est cela… C’est bête, cela ne veut rien dire… Voilà. Quand tu as écrit cela, tu n’avais rien à dire. Pourquoi as-tu écrit cela ?

    Je ne sais pas, dit Christophe d’une voix lamentable. Je voulais écrire un joli morceau.

    Voilà ! Tu as écrit pour écrire. Tu as écrit pour être un grand musicien, pour qu’on t’admirât. Tu as été orgueilleux, tu as menti : tu as été puni… Voilà ! On est toujours puni, lorsqu’on est orgueilleux et qu’on ment, en musique. La musique veut être modeste et sincère. Autrement, qu’est-ce qu’elle est ? Une impiété, un blasphème contre le Seigneur, qui nous a fait présent du beau chant pour dire des choses vraies et honnêtes.

    Il s’aperçut du chagrin du petit et voulut l’embrasser. Mais Christophe se détourna avec colère ; et plusieurs jours, il le bouda. Il haïssait Gottfried. – Mais il avait beau se répéter : « C’est un âne ! Il ne sait rien, rien ! Grand-père, qui est bien plus intelligent, trouve que ma musique est très bien » ; – au fond de lui-même, il savait que c’était son oncle qui avait raison ; et les paroles de Gottfried se gravaient en lui : il avait honte d’avoir menti.

    Aussi, malgré sa rancune tenace, pensait-il toujours à l’oncle maintenant, quand il écrivait de la musique ; et souvent il déchirait ce qu’il avait écrit, par honte de ce que Gottfried en aurait pu penser. Quand il passait outre et écrivait un air, qu’il savait ne pas être tout à fait sincère, il le lui cachait soigneusement ; il tremblait devant son jugement ; et il était tout heureux, quand Gottfried disait simplement d’un de ses morceaux : « Ce n’est pas trop laid… J’aime… »

    Parfois aussi, pour se venger, sournoisement il lui jouait le tour de lui présenter, comme siens, des airs de grands artistes ; et il était dans la jubilation, quand Gottfried, par hasard, les trouvait détestables. Mais Gotttried ne se troublait pas. Il riait de bon cœur, en voyant Christophe battre des mains et gambader de joie autour de lui ; et il revenait toujours à son argument ordinaire : « C’est peut-être bien écrit, mais cela ne dit rien. » – Jamais il ne voulut assister à un des petits concerts qu’on donnait à la maison. Si beau que fût le morceau, il commençait à bâiller et prenait un air hébété d’ennui. Bientôt il n’y tenait plus, et s’esquivait sans bruit. Il disait :

    Vois-tu, petit : tout ce que tu écris dans la maison, ce n’est pas de la musique. La musique dans la maison, c’est le soleil en chambre. La musique est dehors, quand tu respires le cher petit air du bon Dieu.

    Il parlait toujours du bon Dieu : car il était très pieux, à la différence des deux Krafft, père et fils, qui faisaient les esprits forts, tout en se gardant bien de manger gras le vendredi.

     

     
     
     
     
  • Musique

    ZAZ

    ZAZ

    ZAZ le double chemin de l’As en Zion

    La Piaf du nouveau mis les nerfs. Son dernier Album Les fées mire Roi (L’effet miroir), son nom de scène, son parcours, sa philosophie, son regard sur le monde, son comportement sur les plateaux, résultent d’une belle taille de diamant. Le dit amant terre a bien œuvré sur cet ouvre rage. D’ailleurs, elle confie qu’elle apprend aujourd’hui combien on peut exprimer une force énorme derrière la douce heure, et qu’il n’est pas toujours nécessaire de gueuler et gesticuler pour se faire entendre.

    Un petit effort d’image in action, et l’on place les 2 Z de son pseudo (en blanc) face à face et l’on obtient une coupe comme celle du Graal ou le sexe de la femme, ou en arrondissant, féminisant le mouvement 2 cygnes qui se font face et forment un cœur avec leurs longs cous.

    Trou blanc camp m’aime!!! Le A entre les 2 Z avec sa barre au centre évoque le sexe de la femme barré de l’hymen qui n’est pas rompu, signe de virginité. Le rideau met all hic bleu abaissé car la boutique est close. Le bandana bleu, l’esprit anime et habite la tête tournée vers le levant, visage anguleux, doté d’un menton à l’Akhenaton, les bras et la poitrine de chair dénudée, le corps aime la vie, embrasser la mâte hier, les bretelles noires du Mars elle évoquent peut-être la partie cachée au public d’un sac à dos encore plein de parts d’ombre. Le pantalon rouge écossais évoque les fréquence basses et lentes de la matière.

    Quand bien même cette photo a quelques années, il est amusant de s’adonner à l’exercice d’observation et de comparaison avec l’évolution du message dont elle est porteuse et qui s’affine au fur et à mesure du déroulement ou décompression des données  de son film de vie.

    Nous sommes invités à en faire autant avec notre propre histoire.

    Paroles de la chanson
    Demain c’est toi par Zaz (Deux mains sait toit)

    Je trace des chemins qui n’attendent que toi
    À toi l’enfant qui vient, je précède tes pas
    Je murmure ton nom dans le souffle de ma voix
    Je t’offrirai le monde, toi que je ne connais pas
    Je t’ouvre grand mon cœur comme on ouvre ses mains
    Je t’espère des bonheurs aussi grands que les miens

    Demain c’est toi

    J’apprends les alphabets de chacun de tes gestes
    Je te chante mes rêves d’espaces et de Far West
    Je veux pour toi l’amour, le rare et le précieux
    Toute la beauté du monde à portée de tes yeux
    Les poings chauffés à blanc, je forge pour demain
    Tes bonheurs que je souhaite aussi grands que les miens

    Demain c’est toi

    Je te donne les clés qui ouvrent tous les coffres
    Je pulvérise les murs des prisons que l’on t’offre

    Je cours à l’infini pour ne pas te laisser
    Tout c’que je n’t’ai pas dit c’est parce que tu le sais
    C’est parce que tu le sais
    À toi l’enfant qui vient comme un petit matin
    Je t’espère des bonheurs aussi grands que les miens

    Demain c’est toi

     

     
    Paroles de la chanson
    Laponie par Zaz (Lap honnie)
    Je pars en Laponie
    Naya me demande si c’est le pays des lapins
    Oui, je pars en Laponie
    J’embarque le temps pour moi dans mes poches
    Je pars au pays des merveilles
    Un son de cloche
    Un souvenir lointain
    C’est ma terre promise
    Mon Excalibur
    Mes racines
    Mon chez moi
    Je reviens
    La magie me reviendra
    Je retrouve mon ADN
    Mon jardin d’Eden
    Et tout ce qui me connecte aux miens
    Dans l’avion au dessus des nuages
    Une autre dimension
    Un œil extérieur au dessus du dessin 


    Je me rends compte de la multidimentionnalité de nos vies
    Souvent cachée par l’épaisse brume cotonneuse
    En haut comme en bas
    A gauche comme à droite
    Au milieu comme autour
    Il me suffit juste d’avoir foi
    Le pilote, l’avion, les ailes et le ciel
    Je sais pas ce qui m’attend
    Je suis excitée comme lors de mon premier grand voyage
    Une émotion qui depuis m’avait quitté
    Je sens comme un fil invisible qui me relie à quelque-chose dont j’ignore la portée
    Qui n’a ni commencement, ni âge
    Mais bien au-dessus
    Bien au-dessus des nuages
    Observant mes pensées qui s’emballent
    Je me connais
    Et je me calme
    Ce n’est que le bon moment
    C’est maintenant
    Je suis prête
    La lune bleue de sang comme témoin
    La lune bleue de sang comme témoin
    La lune bleue de sang comme témoin
    Dans l’œil blanc

    Je pose mes pieds à terre et déjà je m’enivre
    Je respire à plein poumons le nectar glacé
    Je reconnais les fragrances de l’esprit qui me grisent

    Couleurs pastels arborescentes
    Piliers de lumières cristallins
    Elans sauvages, rênes, rois des forêts
    L’offrande mystique d’une parélie diamant brûlant
    Comme un symbole samy
    Notre ange Niclas
    Pure comme la neige
    Cœur d’enfant
    Artistes itinérants
    Inspirés
    Inspirants
    Nomades dans l’âme
    Une fleur chantante
    J’expire le souffle du passé
    Je respire à nouveau

    Je repars le cœur serré
    Les bouleaux, les chiens, le traîneau
    Le lièvre blanc qu’on n’a jamais vu qui a mangé le temps
    Les aurores boréales qui se sont faites timides
    les matins calmes
    Au bal de mille nuances
    De mille cadences
    Les sapins lourds écrasés sous les pétales de neige
    Le soleil dans mon cœur réchauffé
    Témoigne de mon union sacrée
    De la terre au ciel
    Je reviendrai

    Je repars le cœur serré
    Les bouleaux, les chiens, le traîneau
    Le lièvre blanc qu’on n’a jamais vu qui a mangé le temps
    les matins calmes
    Au bal de mille nuances
    De mille cadences
    Le soleil dans mon cœur
    Témoigne de mon union
    De la terre au ciel
    Je reviendrai